Vous avancez, mais sans élan. Les journées défilent, identiques. Tout fonctionne, mais comme un moteur au ralenti. Pas de drame, pas d’explosion. Juste une impression de tourner en rond. La langueur s’installe.
Quand l’énergie s’éteint
La langueur n’est pas un burn-out. Pas d’épuisement brutal, pas de surcharge extrême. C’est plus discret, plus sournois. On se lève, on fait ce qu’il faut, mais sans goût. La concentration vacille, la créativité s’éteint, les relations se refroidissent. On flotte, on coche des cases. On est comme en apesanteur et pourtant tout devient lourd.
Cet état n’a pas la violence de la crise, mais il ronge. Comme une fuite lente qui vide le réservoir. Pas assez grave pour alerter, mais assez pesant pour affaiblir.
Les dégâts silencieux
Sous-estimée, la langueur installe un absentéisme intérieur : présent au bureau, mais absent mentalement. Les gestes sont faits, mais l’envie n’y est plus. L’engagement se délite, la motivation s’érode. Avec le temps, elle peut ouvrir la porte à l’anxiété, voire à la dépression.
En entreprise, la langueur se traduit par des équipes en mode automatique : mails envoyés sans conviction, réunions suivies sans attention, projets menés sans enthousiasme. Rien ne s’effondre, mais rien n’avance vraiment.
Reconnaître la langueur
Premier pas : la nommer. Admettre que quelque chose s’est installé. La langueur n’est pas une faiblesse, c’est un état psychologique normal, surtout en période de transitions ou de changements prolongés. Mais la reconnaître permet d’agir.
Retrouver du souffle
Sortir de la langueur ne se fait pas en un claquement de doigts. Cela demande de réintroduire du mouvement, du sens, de la variété.
Agir, même petit
Fixez de petits objectifs concrets. Pas besoin de grands projets : une action claire suffit pour relancer le rythme. Le cerveau a besoin de sentir qu’il avance.
Retrouver du sens
Reliez vos tâches à vos valeurs, à ce qui compte vraiment. Derrière chaque mail, chaque projet, cherchez le pourquoi. Donner un cadre de sens transforme une routine en contribution.
Casser la routine
Variez vos habitudes, même légèrement : changer d’itinéraire, réorganiser son espace, aborder une réunion autrement. La nouveauté réveille la curiosité.
Nourrir le plaisir
Réintroduisez des plaisirs simples. Une pause dehors, un café partagé, un moment de musique. Ces bulles d’énergie redonnent de la vitalité.
Le rôle des managers
Pour un manager, repérer la langueur est essentiel. Un collaborateur qui décroche doucement est plus difficile à détecter qu’un salarié en crise, mais l’impact sur l’équipe est tout aussi réel.
Écouter et reconnaître
Donner la parole, créer des espaces où chacun peut dire son ressenti sans crainte. Reconnaître les efforts, même modestes, redonne du poids au travail accompli.
Donner de l’oxygène
Introduire des projets stimulants, donner de l’autonomie, varier les missions. L’énergie revient quand on sent que l’on compte et que l’on progresse.
Recréer du lien
La langueur s’installe souvent dans l’isolement. Favoriser les interactions, encourager la coopération, multiplier les moments d’échange authentiques permet de retisser le tissu collectif.
Poser un cadre clair
Un cadre lisible rassure. Des objectifs adaptés, réalistes et suivis donnent un cap. Le flou, lui, nourrit la langueur.
Une responsabilité partagée
La sortie de la langueur est individuelle et collective. Individuelle, car chacun peut agir sur son quotidien : bouger, varier, retrouver du plaisir. Collective, car l’organisation et le management créent les conditions du climat de travail.
Il ne s’agit pas d’imposer un optimisme artificiel. Mais de redonner souffle, énergie et perspective. Pas à pas.
👉 Stopper la course à la langueur, c’est refuser l’inertie. C’est remettre du sens, de la variété et du mouvement dans ses journées. C’est, au fond, réapprendre à se sentir vivant, au travail comme ailleurs.
Ceci est un résumé. Pour lire l’intégralité de l’article, rendez-vous sur le site RH Info.