Imaginez un manager face à un collaborateur démotivé. Il peut soit imposer une solution, soit ouvrir un dialogue. Dans le premier cas, il affirme son autorité, mais risque de renforcer la passivité. Dans le second, il utilise une arme subtile : la question ouverte, qui invite à réfléchir, à s’exprimer et à s’impliquer.
Pourquoi les questions ouvertes changent la donne
Contrairement aux questions fermées qui appellent un simple « oui » ou « non », les questions ouvertes ouvrent un espace de liberté. Elles permettent d’explorer une situation, de comprendre les besoins réels, de stimuler la créativité et d’encourager la prise de responsabilité. Elles sont donc un formidable outil de communication et de management.
Un manager qui interroge ainsi ne perd pas en autorité. Il gagne en légitimité car il montre qu’il fait confiance à l’intelligence et à la capacité de réflexion de son équipe.
Les bénéfices pour le manager et l’équipe
Poser des questions ouvertes, c’est :
– instaurer un climat de confiance,
– donner aux collaborateurs un vrai espace de parole,
– réduire la résistance au changement,
– développer l’autonomie, la motivation et l’engagement,
– favoriser l’émergence de solutions nouvelles grâce à l’intelligence collective.
Ces bénéfices ne se limitent pas aux situations de crise. Dans le quotidien du travail, les questions ouvertes transforment les réunions, les entretiens de suivi et même les conversations informelles en occasions de coopération et de progression.
Comment poser les bonnes questions
Une question ouverte commence souvent par « Comment… », « Quelles options… », « Que proposes-tu… », « Que pourrait-on améliorer ? ». Ces formulations simples stimulent la réflexion et responsabilisent le collaborateur. À éviter absolument :
– les questions fermées qui n’offrent aucune perspective,
– les faux choix (« Tu préfères A ou B ? ») qui enferment plus qu’ils ne libèrent,
– l’interrogatoire en rafale qui donne une impression de contrôle infantilisant.
Une pratique à cultiver
Interroger autrement demande un peu de discipline : accepter les silences, écouter vraiment, et résister à l’envie d’apporter soi-même la réponse. Mais c’est un apprentissage payant. Poser les bonnes questions est un art managérial qui transforme la dynamique d’une équipe.
👉 cet article est un résumé. Pour lire l’intégralité de l’article originel , rendez-vous sur le site RH Info où il a été publié.
Les exemples sont issus de « L’art de questionner pour mieux manager: Libérer l’autonomie et la confiance », déjà paru. J’y propose des méthodes éprouvées, des exemples concrets et des formulations prêtes à l’emploi, conçues pour aligner intentions managériales et objectifs opérationnels. L’enjeu : faire du questionnement ouvert un levier puissant et durable d’engagement.